dimanche, 09 novembre 2014 04:12

Rapport FIDH Birmanie : Mission Internationale d’Enquête Spécial

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Rapport FIDH Birmanie :  Répression, discrimination  et nettoyage ethnique en Arakan

Au printemps 1991, les premiers Rohingyas quittaient une fois de plus la Birmanie pour le Bangladesh. Ils fuyaient une situation devenue intolérable : exécutions sommaires, disparitions, viols, violences et mauvais traitements, travail forcé, persécutions religieuses,  confiscations de terre... Un exode rapide et massif allait suivre : en quelques mois, 260 000 Rohingyas, soit environ un quart de cette minorité musulmane, avaient quitté la Birmanie pour trouver refuge de l’autre côté de la frontière.

2014-11-09 041214 


 

  Rapports en Anglais téléchargeables via le lien ci-dessous 


Rapport Officel - Avril 2000

Au printemps 1991, les premiers Rohingyas quittaient une fois de plus la Birmanie pour le Bangladesh. Ils fuyaient une situation devenue intolérable : exécutions sommaires, disparitions, viols, violences et mauvais traitements, travail forcé, persécutions religieuses,  confiscations de terre... Un exode rapide et massif allait suivre : en quelques mois, 260 000 Rohingyas, soit environ un quart de cette minorité musulmane, avaient quitté la Birmanie pour trouver refuge de l’autre côté de la frontière.

Huit ans plus tard, une très grande majorité des réfugiés sont rentrés chez eux, le plus souvent forcés par les autorités bangladaises ou largement incités par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).

Mais dans le même temps, des dizaines de milliers de Rohingyas ont effectué le chemin inverse. L’exode au lendemain du retour, pour une nouvelle fois échapper au régime de terreur et d’exploitation des militaires birmans.


Extait : 

A. Présentation de l’Arakan

Une périphérie tampon

Longue bande de terre sur le Golfe du Bengale, l'Arakan constitue la périphérie occidentale de la Birmanie. La chaîne de montagne Rakhine Yoma qui culmine à  presque 2 000 mètres d'altitude forme une barrière naturelle entre cet Etat et le centre du pays où se trouvent la capitale Rangoun et la seconde métropole, Mandalay. Isolé géographiquement, l'Arakan l’est aussi pour des raisons politiques. A l'instar des autres Etats périphériques de l'Union (Kachin, Karen, Shan, Karenni et Mon) qui bordent la plaine centrale où vivent la grande majorité des Birmans, l'Arakan est peuplé de minorités qui subissent, à divers degrés, la politique discriminatoire et répressive du pouvoir central. Avec près de trois millions d'habitants, l'Arakan compte environ 6 % de la population du pays. Les deux tiers sont Arakanais. Moins d'un tiers sont Rohingyas. Les premiers sont bouddhistes, issus d’une minorité reconnue par la Constitution comme faisant partie des groupes nationaux et à ce titre jouissent d'une pleine citoyenneté, alors que les seconds, de confession musulmane, ne sont pas considérés comme citoyens de Birmanie. Par ailleurs, l'Etat compte nombre de petites minorités (Khami, Mrau, Thet, Hindu, Dynet...) qui représentent une très faible partie de la population.

Les Etats périphériques de l’Union birmane ne sont que très difficilement et souvent partiellement accessibles, les autorités imposant une restriction sévère à l'encontre des étrangers. En Arakan, la première présence étrangère (depuis l'indépendance) date de 1994 avec l'arrivée du HCR suivi de plusieurs ONG internationales. Les touristes n'ont pas accès à l'extrême nord de l'Etat au-delà de Mrauk-U.

 

Rapport complet téléchargeable en PDF - Cliquez sur le dossier ci-dessous

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